Appel à candidature « L’amour du Voyage »

Dates
26 Septembre 2017 - 29 Juillet 2018

Le Pôle Bijou de la Communauté de Communes du Territoire de Lunéville à Baccarat souhaite créer un cycle d’événements en lien avec un personnage illustre qui est né et a vécu sur son territoire : Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt.

Après une première exposition liée à sa passion pour la botanique (juillet - novembre 2018), cette seconde exposition célébrera son immense amour du voyage de février à juin 2019. 

L'appel à candidatures détaillé

A propos de Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt

Il est né à Lunéville en 1751. Il était le 5ème enfant de Barbe-Françoise Bainville Nicolas-Charles-Sigisbert Sonnini. Son père s’était exilé d’Italie au tout début du 18ème siècle pour s’installer en Lorraine et fonder « Les liqueurs de Lorraine ». D’abord au service du Duc Léopold, puis de Stanislas Leczinski (beau-père de Louis XV) qui l’ennoblit en 1756.

Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt passa un doctorat en philosophie (obtenu à 15 ans), puis après avoir suivi un cursus de droit à l’Université de Strasbourg fut reçu avocat (à 17 ans). Pourtant, au grand dam de sa famille il choisit de s'engager dans la Marine à 20 ans pour assouvir son rêve : Voyager ... Il va ainsi, au service du Roi, découvrir et explorer, dans des conditions parfois précaires et extrêmes la Guyane, l'ile de Gorée, le Cap Vert, la Haute et la Basse Egypte, l'Empire Ottoman, la Grèce, la Crête…

Il disait du voyage : "Le voyager est utile aux jeunes gens ; ils en rapportent toujours des connaissances vraies et solides, des souvenirs pleins de charme. Ce sont seulement pendant les années de ma vie consacrées aux voyages, que j’ai pu me flatter d’être heureux. Pour un voyageur passionné, et tel il faut être, les peines, les fatigues, les périls, les privations ne sont point des sujets d’afflictions ; il les brave avec courage, s’enorgueillit même de les surmonter : son corps souffre à la vérité, mais ses idées s’agrandissent, son imagination prend un nouvel essor, ses talents se fortifient, et s’il est doué de quelque génie, il le sent se développer et recevoir plus d’activité et d’énergie, au milieu des agitations du corps son âme est calme, et les succès qu’il obtient la remplissent des sensations les plus flatteuses ; les perfidies, les traits de l’envie, les chicanes et les tromperies de toute espèce, déplorable cortège de la soif ardente de l’or, tous les sujets de chagrin, si commun au sein des sociétés civilisées, ne viennent ni la troubler ni la déchirer dans les situations les plus critiques. Le voyageur sensible (et malheur à celui qui ne l’est pas !) rencontre souvent de douces distractions, des scènes attendrissantes, qui le dédommagent des périls et de la misère auxquels il est en butte. »