Appel à candidatures "Rêves botaniques"

Dates
26 Septembre 2017 - 18 Février 2018

Le Pôle Bijou de la Communauté de Communes du Territoire de Lunéville à Baccarat souhaite créer un cycle d’événements en lien avec un personnage illustre qui est né et a vécu sur son territoire : Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt.

Une première exposition liée à sa passion pour la botanique est en préparation pour la période de juillet à novembre 2018, elle sera suivie en 2019 d’une exposition mettant à l’honneur son amour du voyage.

L'appel à candidature détaillé

A propos de Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt et de la botanique

 

Il est né à Lunéville en 1751. Il était le 5ème enfant de Barbe-Françoise Bainville Nicolas-Charles-Sigisbert Sonnini. Son père s’était exilé d’Italie au tout début du 18ème siècle pour s’installer en Lorraine et fonder « Les liqueurs de Lorraine ». D’abord au service du Duc Léopold, puis de Stanislas Leczinski (beau-père de Louis XV) qui l’ennoblit en 1756.

Charles Nicolas Sigisbert Sonnini de Manoncourt passa un doctorat en philosophie (obtenu à 15 ans), puis après avoir suivi un cursus de droit à l’Université de Strasbourg fut reçu avocat (à 17 ans). Pourtant, au grand dam de sa famille il choisit de s'engager dans la Marine à 20 ans pour assouvir son rêve : Voyager.

Dés l’âge de 14 ans il entretient une correspondance nourrie avec le Comte de Buffon, dont il deviendra l’assistant dans la rédaction de son « Histoire Naturelle ». Buffon lui passe d’ailleurs des commandes très précises avant ses départs en voyage « faire pêcher un panier de coquilles dans la mer de Marmora et un autre panier dans la Mer Noire (…), Au Caire tâcher de faire le voyage des Pyramides et comparer la description donnée par De Maillet (…) »

Ses livres de voyage s’enrichissent ainsi de nombreuses observations : météorologie, culture et morphologie des peuples, faune, flore ...

Bien des années plus tard, à son retour, il s'installe sur un petit domaine près de Lunéville et crée des jardins et cultures qu’il entretient lui-même, décidant de contribuer à l’amélioration de l’agriculture en Meurthe-et-Moselle et dans les Vosges. Il tente et réussit l’introduction de divers végétaux exotiques (le chou navet de Laponie ou rutabaga, la grande vesce ou lentille du Canada, le Fenugrec ou trigonella foenum-groecum, la julienne ou hesperis matronalis …) dont il distribue gratuitement des semences aux paysans. Porté par son désir de nourrir le peuple, il  fait aussi d’étonnantes expériences comme d’expérimenter l’implantation d’arachide en Lorraine pour apporter des oléagineux aux habitants.

Il dira « S'il est un Art dont les principes doivent être faciles à saisir, et les opérations simples et d'une exécution peu embarrassée, c'est, sans doute, l'Agriculture. Consacrée à faire naître, du sein de la terre les trésors d'une .abondance sans cesse renaissante, à répartir entre tous les habitants du globe, des moyens variés de subsister et de se vêtir, elle occupe une multitude de bras, et elle choisit  pour ses-nombreux agents, les hommes les plus rapprocs de la nature, ceux qui naissent, vivent, meurent et se succèdent sur les champs mêmes qu'ils sont appelés à fertiliser. »